Carlo fagioli , éducateur canin et dressage de chien toutes races , comportement , caractère , ring , marche au pied etc..
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En rapport à la méthode naturelle

 

Depuis que je suis en France j’ai entendu beaucoup parler de M Ortega , de son école du chiot et de sa façon de vivre le chien. Finalement , il y a un peut de temps, j’ai eu l’occasion de lire des articles à sa signature, articles qu’il avait envoyés au Bulletin Boxer de l’ICE, actuel Association Française du Boxer. Et bien, en les lisant, des différentes considérations me sont venues à l’esprit !

 

Petit préambule pour M Ortega : oui,c’est vrai « nemo profeta in patria » personne est apprécié chez lui. Moi aussi je travail les chiens depuis 30 ans  par les principes qui sont bien appréciés aujourd’hui dans toute l’Europe, mais chez moi ,en Italie, personne le reconnaissait ! Donc je me suis découvert à travailler et à vivre le  chien depuis 20 ans ,à la même façon de M Ortega en France, mais ici  on a du mal à venir vers quelqu’un qui vient d’ailleurs. Et là la première considération. N’est pas comme ça qu’on évolue, dans n’importe quel domaine, surtout sportif,, et la cynophilie c’est un vrai sport. Je suis dans le sport depuis plus de 30 ans, je suis à l’origine prof de sport et je suis( j’étais) entraîneur de plusieurs discipline sportives. Et bien dés que on avait la possibilité de rentrer en contact  avec des autres collègues  ou équipe mêmes  et surtout étrangers, on se régalé à passer des heures et des heures à changer des opinions. En Italie très souvent on organisait des rencontres ou stages  par mis des collègues mêmes étrangers pour travailler ensemble. Ici en France, d’après ce que me disent aussi des amis qui sont « dedans », il y a du mal à accepter ça : on peut aller voir ou parler avec quelqu’un d’autre  sans  que ça signifie qu’il est meilleur, mais seulement différent et qu’il peut nous apporter  des nouveautés que on engrange et ,peut être , on les sortira après longtemps ou jamais, mais elles feront partie du notre bagage de savoir. Voilà, vouloir connaître ne me sert pas forcement pour être en compétition avec l’autre ou pour gagner, mais aussi simplement pour m’enrichir tout d’abord, et après, par conséquence, si je le souhaite, pour améliorer mes performances ou celles de mon équipe en compétition. Pour les compétiteurs, les « extrêmes », je voudrais leur dire que l’important c’est d’être « devant » et peu importe qui vous  vous a aidé à avoir succès !

Les autres considérations sont en relation à ce que j’ai entendu sur la méthode naturelle.

 

Donc après avoir écouté plusieurs personnes  parler de cette argument et finalement avoir lu ce que M Ortega dit, bien c’est avec une  extrême stupeur (et pourtant je suis habitué aux  stupidités de la vie) que j’ai  découvert que ces gens là m’avaient raconté et  référé  n’importe quoi, preuve que ces gens n’avaient rien compris ou même pas lu ce que avait écrit M Ortega, mais en se sentant bien en droit, quand même, d’expliquer et  critiquer ! Etant donné que je ne dois défendre personne, le but de mon intervention est seulement de contribuer à faire la lumière sur un argument  que j’estime très intéressant, mais qui n’est pas très clair pour plusieurs personnes.. En plus, pourquoi pas, mon intervention peut contribuer à donner des  autres points de vue sur la phase la plus importante de notre « meilleur ami ».

Je suis parfaitement d’accord  avec ce que dit M Ortega sur sa méthode naturelle. Ça ne pourrait être autrement, vu que nous avons à peu près que le même « parcours » (environ 30 ans d’intérêt  pour les chiens, leur vie, leur comportement, l’étude des dynamiques  dans le groupe, dans la meute). Tout cela, je le retiens un devoir de le savoir,  même pour un « simple dresseur », comme je suis. Dresser ça veut dire demander au chien des exécutions, que nous aurons lui appris avant. Mais souvent  il y a des actions que le chien connaît déjà, et nous devons seulement les faire exécuter lors que nous les demandons, lors que nous le désirons. Pour demander, il faut se comprendre, pour se comprendre, il faut parler le même langage, pour parler le même langage qu’un « étranger » il faut étudier sa langue, et nous devons étudier la langue canine, qui n’est pas « seulement » verbale, mais mimique, physique, tactile. Tout cela on ne peut pas  le faire seulement en lisant des livres, mais il faut être « dans » les chiens, vivre dans la meute.

 

Jusqu’à ici le préambule.

Donc je suis complètement d’accord sur ce qu’il faut faire et comment il faut le faire avec le chiot  Je veux confirmer que M Ortega explique bien que sa méthode est d’éducation et non pas de dressage,  et elle est adressée à M et Mme tout le monde. Mais cela n’empêche pas  qu’il peut fournir des éléments même pour le dressage  de compétition. Il faut être  toujours  ouverts, être disponibles à tout prendre, comme des « éponges » ! Souvent j’ai « piqué » des techniques, pour le RCI, à des autres disciplines (agility, obédience) même des méthodes (Ne pas confondre technique et méthode !!!)

 

Pour ne pas laisser des interprétations erronées  sur ce qui se passe dans la nature et donc sur la manière « d’appliquer » cette méthode naturelle avec notre chien, il faut  rappeler que dans la vie naturelle, « sauvage », il n’est pas vrai que la punition, la douleur n’existe pas, comme de plus part on entende : c’est suffisant penser  à ce qui peut passer vers les 4/5 semaines de vie du chiot, lors que  on établie l’inhibition  à la morsure. Si un chiot qui n’a pas encore appris à maîtriser l’intensité de sa morsure pendant le jeux avec ses frères ou la mère, mord trop fort, la mère lui fera comprendre, elle lui « expliquera » son excès en le serrant dans ses mâchoires, pour recommencer, après qu’il ait compris, à jouer tranquillement. La même chose sa passe pour n’importe quelles autres transgression à l’ordre constitué de la meute. Et que dire du sujet qui n’est déjà plus un chiot auquel, jusqu’à ce moment là, ont été justement permis plusieurs attitudes de « matamore » adulte, mais que maintenant, qui commence à « puer » de jeune, ne sont plus admises : s’il fait le bravache il est remis tout de suite à sa place par les adultes, et non pas par caresses et bisous !

En effet pour ceux qui lisent bien Ortega, il parle  aussi d’exercices de soumission et de hiérarchisation, qui sont autre chose que le dressage : ils sont éducation et elle vient avant, justement. On ne peut pas dresser si on n’a pas éduqué. Et l’age pour éduquer vient avant celle  du dressage.

Donc je voudrais simplement ajouter, que la vie dans la nature  n’est pas seulement roses et fleurs, caresse et bisous, mais la vie dans la nature est aussi interventions physiques et déterminées. Ce n’est pas de la violence, mais  de la fermeté. La vie dans la nature n’est   ni belle ni mauvaise, ni bonne ni méchante, mais seulement claire, cohérente et déterminée ! Nous humains propriétaires de chiens, devons retenir ça, pour entrer réellement en contact avec nos compagnons et pour ne pas les « violer » avec la prétention de nous  nous faire comprendre  en utilisant un langage qui leur est incompréhensible.

Pour continuer le discours, mon discours, sur ce qui se passe après l’age du chiot, je vais en bref  dire ce que je pense et ce que je fais pour le dressage, après avoir fait tout ce que dit M Ortega.

 

Il arrivera qu’à un moment, notre chiot (jeune) ne sera plus complètement dépendent de nous, aussi bien  psychologiquement que physiquement, et c’est normal. Pour  notre discipline, le RCI, nous souhaitons  avoir des chiens avec des instincts forts, des chiens entreprenants, avec une certaine dureté, avec une envie de faire et de s’affirmer. Nous souhaitons ces qualités et surtout nous les stimulons  en continuations. Donc il sera naturel qu’un jours notre compagnon dépendant ait  envie de faire comme il veut, mais par contre  c’est le maître que doit mener la danse, car  il faut faire les concours et donc, le chien DOIT être avec nous et ne pas faire ce qu’il veut. Les dynamiques du RCI, que j’essaye d’apprendre au chien de la façon plus naturelle possible, ressemblent  beaucoup  aux comportements de chasse de la meute de loups.

Zimmer et Boitani nous disent que les comportements de chasse sur de grandes proies sont appris, élaborés, et non pas instinctifs comme « le saut sur la souris » du chiot. Il s’agit d’apprendre une technique  et  aussi de maintenir son propre rôle dans le groupe pour arriver  à atteindre le but.Tous les sujets qui ne s’adaptent pas, qui  transgressent ou qui ne maintiennent pas leur rôle, ne son pas  pardonnés  et instruits à nouveau  par des caresses. Telle est la rigide loi de la nature. Il existe le devoir, que nous devons amener dans le rapport avec notre chien, aussi bien dans la vie de tous les jours que dans le dressage. Mais ceci c’est un autre discours.             .        

               

 

 

                                                                                       CARLO FAGIOLI